" Nextep est un cabinet de conseil en stratégie
spécialisé dans les problématiques de santé. "
   
 
  > Accueil > Opinion Santé
 

Opinion Santé

<
Entretien n°9/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Gérard Larcher, Président du SénatEntretien n°8/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Roger Rua, Secrétaire Général du SMLEntretien n°7/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Alain Bazot, Président UFC-Que ChoisirEntretien n°6/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Pierre Méhaignerie, Député UMP et Président de la ...Entretien n°5/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Christian Saout, Président du Collectif interassociatif sur la ...Entretien n°4/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Gérard Vincent, Délégué Général de la Fédération Hospitalière ...Entretien n°3/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Jean-Marie Le Guen, Député PS en charge de ...Entretien n°2/9 sur le projet de Loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Denis Jacquat, Député UMP et membre ...
>

Entretien n°9/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Gérard Larcher, Président du Sénat
Entretien n°9/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Gérard Larcher, Président du Sénat - Le 18/2/2009


 

Sur le même thème :

 

Déjà en 2008 :

 

Quel est pour vous le principal apport d’HPST ? Quelle mesure auriez-vous voulu voir dans cette loi ?

 

Pour moi, l’essentiel du projet loi est de proposer, pour la première fois, une véritable prise en charge des patients dans un parcours de soins à la fois en ville, à l’hôpital, dans les cliniques voire, et c’est très important, dans les services médico-sociaux pour les personnes âgées ou les handicapés.

 

Cette approche globale du projet de santé dans un territoire dessiné par les professionnels avec les élus et non par PARIS est conçue pour répondre d’abord aux besoins des populations et non pour obéir à de simples évolutions structurelles. C’est nouveau en France. C’est pourquoi nous avons proposé de créer partout de véritables communautés hospitalières de territoire, de permettre à des cliniques de s’engager dans un véritable service public par contrat avec l’ARS, de garantir, avec les CHT, une prise en charge de la population de proximité qui soit de qualité et en toute sécurité.

 

Je dois dire d’ailleurs que les représentants des structures de proximité ont montré, lors des auditions, une clairvoyance et une volonté d’engagement qui nous ont impressionnées et je pense particulièrement aux représentants des hôpitaux locaux. Bref, le projet de loi contient des enjeux que je considère comme majeurs pour notre service public de santé et c’est une chance pour nos concitoyens.

 

Si je dois formuler un regret, c’est celui de ne pas prévoir dans la loi un suivi et une évaluation dus dispositif pour mesurer les effets de la loi pour les Français; si la loi est importante, sa mise en œuvre effective l’est encore plus. Je suis cependant rassuré car le gouvernement, sur la proposition du Ministre de la santé, a décidé de confier à un parlementaire une mission de suivi et d’évaluation de la loi après qu’elle soit votée par le Parlement.

 

 

Ne pensez-vous pas que la loi aurait gagné à être discutée en même temps avant la LFSS 2009 ?

 

Le projet de loi porte sur les missions du service public, son organisation et non pas sur son financement. Néanmoins il va de soi que sa mise en œuvre aura des conséquences dans les futures lois de financement et ce sur plusieurs années et q qu’il faudra en tenir compte.

 

 

Pour vous, quel est le prochain enjeu d’importance en matière de santé en France ?

 

Je crois la recherche et la formation touchant à la santé est le prochain enjeu d’importance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le président de la République a demandé au professeur Marescaux de faire rapidement des propositions refondatrices sur la recherche et la formation, en quelque sorte, des « ordonnances Debré » en 1958, afin de tenir compte des enjeux d’aujourd’hui qui au-delà de la réputation de l’ « Ecole de médecine française » représentent des enjeux industriels majeurs pour notre pays voire pour l’Europe. Je pense d’ailleurs que l’impact des innovations technologiques sur nos organisations d’une part et d’autre part sur les pratiques professionnelles mériterait une attention particulière.

 

Je pense aussi à la psychiatrie, un dossier très important.

 

J’ajoute enfin compte tenu de tous ces enjeux, que la libre circulation des personnes en Europe comme des professionnels de santé par la reconnaissance des diplômes en Europe, nécessite une nouvelle réflexion de notre part. Je souhaite que la santé en Europe constitue l’un des enjeux pour les élections européennes en 2010.

 

 

Gérard Larcher est Président du Sénat. Pour bâtir le projet de loi HPST, le gouvernement s’est appuyé sur son rapport sur l’hôpital d’avril 2008. Vétérinaire de formation, il a exercé en cabinet puis au sein de l'équipe de France de sports équestres, lors de Jeux Olympiques de Montréal en 1976 notamment. Il a abandonné cette activité après son élection comme sénateur, le plus jeune jamais élu, en 1986. Maire de Rambouillet depuis 1983, il a laissé son poste à son premier adjoint lors de sa nomination au gouvernement en avril 2004. Il sera successivement ministre délégué aux Relations du Travail et ministre délégué à l'Emploi, au Travail et à l'Insertion professionnelle des Jeunes. Il a occupé de hautes fonctions au Sénat (secrétaire puis vice-président, président de la Commission des Affaires économiques et du plan). En 2007, il retrouve ses sièges de Sénateur et Maire.

 

 

Si vous souhaitez reprendre certains passages pour publication,

merci de citer la source et nous prévenir.

 

 


Entretien n°8/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Roger Rua, Secrétaire Général du SML - Le 17/2/2009

 

Sur le même thème :

 

Déjà en 2008 :

 

Quel est pour vous le principal apport d’HPST ? Quelle mesure auriez-vous voulu voir dans cette loi ?

 

La chose la plus intéressante avec ce texte, c’est qu’il s’agit pour la première fois d’une loi de réforme sur l’hôpital, son organisation. Peut être que les moyens mis à disposition du secteur libéral ne sont toutefois pas assez conséquent par rapport à ce qui lui est demandé, notamment sur la permanence des soins.

 

Même si nous n’avons pas de gros griefs contre ce texte, nous n’aimons pas dans cette loi la persistance de la notion de premier recours qui bloque la coordination des soins et n’incorpore pas certaines spécialités cliniques qui pourraient participer au recours. De plus, la question de la disparition des Unions Régionales des Médecins Libéraux au profit des Unions Régionales des Professions de Santé n’est pas claire, alors que nous souhaitons un changement radical.

La question de l’inversion de la charge de la preuve est également pour nous une question centrale. De même, le système conventionnel est absent du texte, alors que les relations conventionnelles sont au point mort ; nous sommes pourtant à un moment charnière, soit on fait vivre le système conventionnel, soit il explose. La FMC telle que traitée dans ce texte détruit tout ce qui avait été fait et accepté au cours des dernières années. Mélanger les fonds libéraux et hospitaliers est incohérent, ne serait-ce que parce qu’il s’agit de deux métiers différents.

La question de la gouvernance des ARS au niveau national n’est pas très claire non plus pour le moment.

Enfin, la prévention n’a rien à faire ici, il s’agit d’une question qui aurait due être traitée dans la loi de santé publique de la fin de l’année.

 

 

Ne pensez-vous pas que la loi aurait gagné à être discutée en même temps avant la LFSS 2009 ?

 

Non, il s’agit de deux choses différentes. La LFSS fixe un ONDAM et c’est tout, aucune évaluation des besoins n’est réalisée. La fixation de l’ONDAM à 3,1% pour 2009 était stupide. Les ARS apporteront un changement majeur ici : elles seront aptes à évaluer les besoins localement, et aideront ainsi à la fixation d’un ONDAM adéquat aux besoins. HPST doit permettre de prendre de l’avance sur les LFSS à venir si on veut que ces dernières soient raisonnables.

 

 

Pour vous, quel est le prochain enjeu d’importance en matière de santé en France ?

 

La prévention est un sujet majeur. Une vraie politique de prévention est nécessaire. Le rapport Guezennec (INSERM) établit clairement qu’une activité physique régulière et une hygiène de vie normale permettrait de faire disparaitre le diabète de la cinquantaine. Imaginez les économies réalisées, tant sur le plan financier qu’en vies humaines.

 

 

Roger Rua est Secrétaire Général du SML, syndicat des Médecins Libéraux, et généraliste.

 

 

Si vous souhaitez reprendre certains passages pour publication,

merci de citer la source et nous prévenir.

 

 


Entretien n°7/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Alain Bazot, Président UFC-Que Choisir - Le 17/2/2009

Sur le même thème (février 2009) :


Déjà en novembre 2008 :

 

Quel est pour vous le principal apport du projet de réforme HPST ?

 

Le projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoire a comme objectif affiché de réaffirmer le principe fondamental selon lequel l’usager a un rôle dans le fonctionnement de notre système. L’UFC-Que Choisir ne peut que saluer cette volonté d’instaurer une véritable « démocratie sanitaire » en  remettant l’usager au cœur de l’organisation du système de santé et en renforçant l’efficacité de celui-ci. Certaines mesures comme la mutualisation des compétences, à travers la constitution de communautés hospitalières de territoire (CHT) incitant les établissements hospitaliers d’une même région à coopérer afin de proposer une offre de soins complète et sécurisée à l’échelle de la région, ou la coopération entre établissements publics et privés dans le cadre de groupements de coopération sanitaire (GCS) vont ainsi dans le bon sens.

 

Pour autant, il ne s’agit pas de sombrer dans un satisfecit précipité car le projet de loi présente un certain nombre de lacunes. Pour un système de soins véritablement articulé autour de l’usager, encore faut-il que les commissions des relations des usagers soient attachées à chaque établissement, et non une seule à l’échelle régionale comme le prévoit le projet. Dans le même esprit, s’agissant de la création des maisons de santé, mesure réclamée par l’UFC-Que Choisir, le projet de loi doit être complété afin de garantir une meilleure répartition de l’offre de soins sur l’ensemble du territoire. Là où l’offre de soins reste insuffisante, des maisons de santé doivent être créées par la mobilisation de moyens publics et les honoraires doivent être encadrés par le conventionnement. Il importe également que les maisons de santé organisent le traitement des urgences sur une large plage horaire.

 

Enfin, la création des Agences Régionales de Santé (ARS) permettant de rassembler dans une même structure des missions aujourd’hui éclatées entre plusieurs organismes, relève d’une mutualisation des moyens d’une évidente utilité. Cette révolution est louable mais les modalités d’application sont insuffisamment précisées. L’UFC-Que Choisir souhaite notamment que les ARS associent les  représentants d’usagers à l’évaluation de la qualité des soins et de la communication entre les patients et les professionnels de santé, sans oublier la qualité et la rapidité des services annexes, qui conditionnent le bien être des patients (facilité de prise de rendez-vous, ponctualité, obligation d’envoi rapide des documents de sortie dus aux malades et aux professionnels de santé)

 

 

Quelle mesure auriez vous voulu voir dans cette loi ?

 

Suite aux annonces de Roselyne Bachelot, en février 2008, se rapportant à la prévention contre l’obésité infantile, et notamment l’engagement d’encadrer par la loi les publicités à destination des enfants si les industriels ne retiraient pas des écrans les publicités pour les produits trop gras et trop sucrés, l’UFC-Que Choisir s’attendait à voir figurer dans le projet de loi HPST un article sur ce point. Et ce d’autant qu’une telle disposition n’aurait rien d’original en Europe. La Grande-Bretagne, par exemple, interdit depuis le 1er avril 2007 la publicité pour les aliments très riches en matières grasses ou en sucre avant, pendant et après les émissions destinées aux enfants. Après avoir mis fin à la tentation permanente pour les produits déséquilibrés dans les établissements scolaires, en y retirant les distributeurs automatiques, pourquoi le législateur ne s’attaque-t-il pas également à celle bien plus puissante qui innerve les écrans de télévisions ? Il faut croire que des considérations autres que de santé publique hypothèquent une telle perspective.

 

 

Pour vous, quel sera le prochain enjeu d’importance en matière de santé publique en France ?

 

Depuis de nombreuses années, l’UFC-Que Choisir alerte les pouvoirs publics sur le fléau sanitaire que représente l’obésité infantile. Faut-il ici rappeler qu’au début des années 1990, Claude Evin, Ministre de la Santé, avait demandé à des scientifiques d’identifier les enjeux de santé publique pour la décennie à venir. Trois avaient été listés : le tabac, l’alcool et l’obésité ? Si des évolutions législatives sont intervenues pour lutter contre le tabagisme et l’alcoolisme, en revanche, force est de déplorer la passivité des pouvoirs publics s’agissant de l’obésité. Relativement protégée il y a encore quelques années, la France n’échappe aujourd’hui plus à la pandémie avec une croissance annuelle de 5.7%. Un enfant sur six est obèse, et le risque qu’un jeune le reste à l’âge adulte peut atteindre dans certains cas le taux effrayant de 70%… Les études, rapports, enquêtes, soulignant l’urgence d’une action des pouvoirs publics, s’accumulent depuis près de 20 ans sans qu’une Loi de grande ampleur, même la loi de santé publique, ne s’attaque résolument à ce qui est pourtant dans de nombreux Etats déjà une cause nationale. Les pistes d’actions sont connues. Le récent rapport de la mission parlementaire sur la lutte contre l’obésité en liste un certain nombre … Reste désormais à connaître la volonté politique des législateurs, Gouvernement et Parlement, de passer à l’acte pour préserver la bonne santé des générations futures.

 

Au-delà des nouveaux enjeux sanitaires, il convient aussi de s’interroger sur la continuité d’un financement solidaire de notre système de soins. En effet, depuis les années 80, ce financement pose des problèmes récurrents, particulièrement inquiétants avec la création de la Caisse d’amortissement de la dette sociale, la CADES, qui revient à faire payer aux générations futures les soins d’aujourd’hui. Par ailleurs, l’instauration de franchises revient à remettre en cause le principe fondamental de solidarité, celle-ci étant de plus en plus conditionnée aux ressources de chacun. On ne peut que s’inquiéter de la perspective qu’un nombre chaque jour plus important de Français renonce à se rendre chez leur médecin pour des raisons financières. Concilier financement du système de soins et préservation de la solidarité sera donc, demain comme aujourd’hui, une question cruciale.

 

 

 

Alain Bazot est Président de l’UFC-Que Choisir. Cette association loi de 1901 à but non lucratif a été créée en 1951. Doyenne des associations de consommateurs en Europe elle regroupe 170 associations locales et plus de 124 000 adhérents, assurant 300 points d'accueil sur le territoire français. L’UFC-Que Choisir est un membre fondateur du Bureau Européen des Unions de Consommateurs (BEUC), qui représente les intérêts de plus de 40 organisations de consommateurs auprès des institutions communautaires et de Consumers' International (CI).

 

 

 

Si vous souhaitez reprendre certains passages pour publication,

merci de citer la source et nous prévenir.


Entretien n°6/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Pierre Méhaignerie, Député UMP et Président de la Commission des Affaires sociales - Le 5/2/2009


Sur le même thème (février 2009) :


Déjà en 2008 :



Quel est pour vous le principal apport de la loi Hôpital patient santé et territoire ?

 

Ce texte doit nous conduire à nous interroger sur l’efficience de notre système de santé. Nous devons être lucides à l’égard de nos atouts, sans nier nos fragilités. L’excellence de notre système de santé est souvent citée en exemple : l’OMS le rappelait en l’an 2000. Notre positionnement en termes de gain d’espérance de vie, d’allongement de la durée de vie sans incapacité, de taux global de mortalité, de taux de mortalité infantile en atteste, comme les progrès incontestables enregistrés dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires, le cancer, ou, plus récemment, le tabagisme. Le degré de confiance qu’expriment les Français à l’égard des acteurs (hôpital, professionnels de santé…) traduit cette appréciation. Mais ces progrès sont entachés de fragilités et d’inégalités.

 

Nous enregistrons une mortalité évitable plus élevée que dans les autres pays européens, sans compter les inégalités entre les régions sur ce plan. Le développement du surpoids et de l’obésité constitue une première préoccupation de santé publique, comme la santé au travail. L’accroissement des maladies chroniques justifie une adaptation de l’accompagnement et des modes de prise en charge. Globalement, des disparités sociales subsistent, qui ne s’expliquent pas uniquement par une appartenance à une catégorie professionnelle, mais à un ensemble de facteurs associés tenant à des différences en matière d’exposition aux risques, d’environnement ou de comportements socio-culturels. Parallèlement, les inégalités territoriales sont marquées : un gradient nord/sud apparaît au regard des indicateurs de mortalité évitable.

 

Enfin, nos résultats ne semblent pas en rapport avec les moyens mobilisés. Alors que l’effort social sur le plan financier, en y intégrant la charge fiscale, place la France au premier rang des pays européens, notre pays a un classement moins enviable au regard des indicateurs de performance dans plusieurs segments de notre politique de protection sociale (pauvreté, emploi…).

 

L’apport de ce texte doit donc être de conforter l’excellence de notre système et d’en améliorer l’efficience. Tout le monde y gagnera :

  • les patients, puisqu’il s’agit d’abord d’améliorer la qualité de la prise en charge ;
  • les professionnels, dès lors qu’une démarche de performance ne peut se concevoir sans reconnaissance, valorisation des ressources humaines, coopération des acteurs, développement des complémentarités pour créer une dynamique de mobilisation ;
  • les usagers et assurés, en actionnant les leviers d’une maîtrise médicalisée des dépenses, pour mieux répondre aux besoins et garantir la pérennité de notre système de prise en charge.

 

Les attentes fortes des patients sur le plan de la qualité et de la sécurité, ainsi que l’exigence d’un retour progressif à l’équilibre de l’assurance-maladie, nous contraignent à emprunter cette voie. Les expériences étrangères attestent de l’efficacité de ces démarches.

 

Nous devons nous y engager en faisant de la transparence une règle de conduite, en amplifiant le recours à l’évaluation des pratiques, des équipes, des structures… et en favorisant la coordination des prises en charge et des opérateurs, ainsi que les différentes formes de partenariat.

 

 

Quelles mesures auriez-vous voulu voir dans cette loi ?

 

En référence à l’une de nos valeurs républicaines fondatrices : l’égalité, et au principe d’équité auquel nous sommes tous profondément attachés, singulièrement dans le champ de la santé, nous devons naturellement veiller à corriger les inégalités sociales et territoriales.

 

La loi prévoit qu’au sein des territoires de santé, l’ARS puisse négocier des contrats locaux avec les collectivités locales, portant sur la promotion de la santé, la prévention, les politiques de soins et l’accompagnement médicosocial. C’est un levier essentiel qui  sera ainsi disponible et je m’en réjouis.

 

Sachant que les inégalités résultent d’un ensemble de facteurs combinés, tenant aux déterminants environnementaux, comportementaux, sociaux au-delà de l’accès à l’offre de santé, une dynamique globale et locale au sein des bassins de vie doit être développée. Cette approche de santé publique, centrée sur la prévention primaire, l’accès aux dispositifs de prévention secondaire ainsi que la structuration d’une offre de soins primaires, apparaît décisive. Plusieurs volets doivent dès lors être traités dans ces contrats territoriaux impliquant tous les opérateurs de santé : nutrition et activité physique ; conduites addictives (alcool, tabac, drogue…) ; prise en charge des maladies chroniques et éducation thérapeutique ; organisationnel de l’offre de prévention et de soins de premier recours ; aspects médicosociaux ; coordination et qualité des pratiques.

 

Toutefois et pour donner plus d’ampleur à cette dynamique territoriale, je ne verrais qu’avantages à ce qu’une enveloppe financière puisse être identifiée au sein de l’ONDAM, pour contribuer à la correction des disparités interrégionales de santé, en globalisant le champ ambulatoire, hospitalier, médicosocial, et la santé publique. Cette enveloppe pourrait être ensuite répartie en référence à quelques critères intégrant notamment l’état de santé comparé des populations, singulièrement, l’indicateur de mortalité évitable.

 

 

Ne pensez-vous pas que la loi aurait gagné à être discutée en même temps, voire même avant la LFSS 2009 ?

 

Les enjeux de ces textes, comme les horizons temporels, sont différents, même s’ils doivent naturellement s’articuler. Je l’ai explicité précédemment : pour le projet HPST et à travers l’amélioration de la performance, l’ambition est d’accroître l’efficience de notre système, c’est-à-dire d’améliorer la qualité tout en optimisant l’utilisation de la ressource ; de contribuer à réduire les inégalités de santé ; et de garantir sa soutenabilité.

 

Sans compter que la LFSS ne couvre pas le seul champ de la santé, il répond pour ce domaine à une logique plus médico-économique et dans un horizon de court terme. Sa finalité première est de définir les voies et moyens pour garantir la pérennité de notre système de prise en charge solidaire ; veiller en conséquence à sa soutenabilité ; et contribuer à restaurer progressivement son équilibre financier.

 

En matière de santé, les leviers d’action doivent davantage être mis en œuvre sur la durée. La politique à conduire s’inscrit, sans aucun doute, dans le moyen et long terme, en ayant clairement à l’esprit les défis que nous devons relever :

  • sur le plan démographique, avec le vieillissement ;
  • sur le plan épidémiologique, avec la croissance des maladies dégénératives et des maladies chroniques ;
  • sur le plan thérapeutique, notamment avec l’impact éventuel des progrès liés aux connaissances sur le génome humain, les biotechnologies ou le développement des nanotechnologies...



Pierre Méhaignerie est Président de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale, député depuis 1973 Ingénieur agronome, il a occupé différentes fonctions ministérielles : Ministre d’Etat Garde des Sceaux, Ministre de l’Agriculture, et Ministre de l'Équipement, du Logement, de l'Aménagement du territoire et des Transports. Il est vice-président de l’UMP, collégialement avec Jean-Pierre Raffarin et Jean-Claude Gaudin.



Si vous souhaitez reprendre certains passages pour publication,

merci de citer la source et nous prévenir.



Entretien n°5/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Christian Saout, Président du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss) - Le 4/2/2009


Sur le même thème (février 2009) :


Déjà en 2008 :

 

Quel est pour vous le principal apport du projet HPST ? Quelle mesure auriez vous voulu voir dans cette loi ?

 

Le principal atout de la loi HPST, c’est qu’elle propose une organisation territoriale « intégrée » de la santé. Dans un système qui souffre d’inorganisation, elle propose de mettre du sens et de l’ordre. C’est exactement ce qu’il fallait faire. En tout cas, la loi dispose d’un cadre pour cela avec la création des agences régionales de santé (ARS) qui auront en main la mission exécutive. A côté se trouvera le conseil de surveillance pour veiller à ce que la feuille de route qui découle des obligations contractuelles et des orientations votées par la conférence régionale de santé sera suivie. C’est une vraie promesse de changement dans le système de santé.

 

Nous regrettons cependant que la démarche n’ait pas été poussée jusqu’au bout : où est l’agence nationale de santé que l’on aurait dû trouver naturellement en face de ces agences régionales. C’est une vraie carence et le comité national de coordination apparaît bien faible. Ce sera probablement « le coup d’après ».

 

 

Ne pensez-vous pas que la loi aurait gagnée à être discutée en même temps, voire avant même la LFSS 2009 ?

 

Certainement. Mais cela n’est pas la première fois que cela arrive, malheureusement ! Souvenons-nous de 2004 deux lois ont été votées à quelques jours de distance : la loi de santé publique le 9 août et la loi relative à l’assurance maladie le 13 août. Nous avons réussi la (très pauvre) performance intellectuelle de traiter les objectifs de santé publique sans traiter en même temps le financement ! Nous recommençons avec HPST. En même temps, nous n’avons pas des lois d’organisation du système de santé et des lois portant sur les objectifs de santé tout le temps alors que nous avons des lois de financement de la sécurité sociale chaque année. L’année 2010 va être décisive pour cela car nous allons avoir la révision de la loi de santé publique. Il faudrait donc que soient en phase l’organisation (HPST), les objectifs de santé publique (la révision de la loi quinquennale de 2004) et les financements (budget de l’Etat d’un côté et de l’Assurance maladie de l’autre). Ne perdons pas espoir !

 

 

Pour vous quel est le prochain enjeu d’importance en matière de santé en France ?

 

C’est justement la révision de la loi de santé publique. Il faut que nous parvenions à corriger le tir. Nous débutions en 2004 cette logique d’objectifs de santé publique. Du coup nous en avons identifié une centaine dans la loi. Autant dire qu’aucun n’est prioritaire. C’est ce qui reste à conquérir en 2010 : le courage de fixer des priorités de santé publique. La lutte contre les inégalités de santé devra d’ailleurs figurer en haut de l’agenda.

 

N’oublions pas non plus que le réexamen des lois de bioéthique est aussi attendu car avec l’évolution des techniques de soins, des questions importantes sont soulevées et seront soulevées de façon quasi permanente à l’avenir. Ici encore, nous allons entrer dans une phase de relecture permanente, tous les cinq ans serait un bon rythme, des lois de bioéthique.



Christian Saout est président du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS) et de la Conférence nationale de la Santé. Ancien président d’AIDES, il siège encore au Conseil d’Administration. Au cours de son parcours associatif, il a été amené à participer à de nombreuses instances travaillant sur la santé, telles que l’INPES ou le Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie.



Si vous souhaitez reprendre certains passages pour publication,

merci de citer la source et nous prévenir.


Entretien n°4/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Gérard Vincent, Délégué Général de la Fédération Hospitalière de France - Le 3/2/2009


Sur le même thème (février 2009) :


Déjà en 2008 :

 

Quel est pour vous le principal apport d’HPST ? Quelle mesure auriez-vous voulu voir dans cette loi ?

 

La FHF soutient les principales orientations de la Loi HPST car elles rejoignent sur la plupart des points ses propres analyses : l’hôpital public doit voir sa gouvernance rénovée, et le directoire ainsi organisé doit être en mesure de disposer de vrais leviers de management ; il doit disposer de souplesse nouvelle, en matière de recrutement ou d’achat, afin de lutter à armes égales avec le secteur lucratif ; les coopérations et mutualisations entre hôpitaux publics doivent être favorisées par la constitution de communautés hospitalières de territoire (CHT) ; l’offre sanitaire et médico-sociale doit être mieux articulée, ce qui sera la mission dévolue aux agences régionales de santé (ARS). Enfin, dans le cas, très rare, où le service public ne pourra être assuré par un hôpital public, la clinique privée qui assurera cette mission devra le faire dans un cadre respectant l’égal accès aux soins de tous les patients, quel que soit leur niveau de revenu notamment.

 

Notre principal regret, outre le caractère insuffisamment incitatif à la constitution des CHT, concerne la convergence tarifaire avec les cliniques privées, qui relève d’ailleurs du PLFSS. Cette disposition qui est absurde car elle compare des établissements qui n’ont ni les mêmes missions ni les mêmes contraintes, continue à produire des effets pervers, et à dénaturer la réforme du financement (T2A).

 

 

Ne pensez-vous pas que la loi aurait gagné à être discutée en même temps, voire même avant la LFSS 2009 ?

 

Oui, il est clair que certaines dispositions de nature financière qui ont été discutées lors de la LFSS 2009 sont liées à la vision promue par la Loi HPST, par exemple en ce qui concerne les incitations financières à l’entrée dans les communautés hospitalières de territoire. Cela étant, le calendrier et la procédure parlementaire ont imposé une discussion séparée. Pour la FHF, ce qui est déterminant est de toute façon la continuité et la cohérence de l’action publique. Il est ainsi nécessaire que l’attribution de crédits d’investissements au titre d’HOPITAL 2012 favorise réellement les hôpitaux qui se sont engagés dans une démarche de mutualisation, ou que la régulation des revenus des médecins libéraux, dont on sait les excès, récemment relevés par l’IGAS, dans certaines spécialités, cesse de déstabiliser les établissements et de menacer l’accès aux soins.

 

 

Pour vous, quel est le prochain enjeu d’importance en matière de santé en France ?

 

C’est clairement la démographie des personnels. L’aggravation des inégalités territoriales, faute de maîtrise de l’installation des médecins sur le territoire, et la baisse attendue du nombre des médecins menacent en effet la constitution des filières de soins sans lesquelles aucune politique de qualité ou de maîtrise des dépenses n’est possible. Ceci est d’autant plus problématique que les hôpitaux devront faire face aux départs en retraite de nombreux personnels dans les prochaines années. Il est vrai que la question est politiquement très sensible.

 

 

 

Gérard Vincent est Inspecteur général des Affaires sociales. Il a étudié à l’Ecole Nationale de la Santé Publique avant d’intégrer l’AP-HP et d’occuper les fonctions de Directeur des Hôpitaux au Ministère de la santé (1989-1995). Il a par ailleurs présidé l’Institut national des jeunes sourds de Paris. Il a occupé différentes fonctions syndicales : Président du Syndicat national des cadres hospitaliers (1982-1989) : Délégué général de la Fédération Hospitalière de France (depuis 1998) ; Trésorier (1999-2003) puis Vice Président (août 2003-sept 2005) et Président de la Fédération Internationale des hôpitaux (depuis sept 2005) ; Président de la Fédération européenne des hôpitaux (2002-2005).



Si vous souhaitez reprendre certains passages pour publication,

merci de citer la source et nous prévenir.


Entretien n°3/9 sur la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Jean-Marie Le Guen, Député PS en charge de la santé - Le 3/2/2009

 

Sur le même thème (février 2009) :


Déjà en 2008 :

 

Quel est pour vous le principal apport du projet HPST ? Quelle mesure auriez-vous voulu voir dans cette loi ?

 

Le principal apport de la loi HPST est de rompre avec la logique de lois antérieures sur le même sujet, notamment les lois Bertrand et Douste-Blazy ; ces dernières étaient essentiellement des lois sur l’assurance maladie. Elles prétendaient agir sur le comportement des acteurs, notamment par des mécanismes de pénalités financières. En réalité, elles ne visaient que le comportement des usagers qui étaient fortement mis à contribution. En revanche, elles ne touchaient pas aux structures composant et organisant l’offre de soins dans notre pays. La loi HPST pose, pour sa part, bien que je regrette que ce soit encore de manière timorée, le problème des structures formant  l’offre de soins.

 

Cette loi manque d’une série de mesures établissant une véritable organisation de la médecine ambulatoire. Elle ne résout pas la question essentielle d’une véritable désertification médicale sur certains territoires et pour certaines spécialités. Elle manque également de mesures urgentes en matière de santé publique, notamment en ce qui concerne  la prévention de l’obésité. 

 

 

Ne pensez-vous pas que la loi aurait gagné à être discutée en même temps, voire même avant la LFSS 2009 ?

 

Vous avez parfaitement raison : il ne faut pas opposer la question des moyens et celle de la réforme des organisations et des structures. Les deux doivent aller de pair. C’est l’honneur et l’éthique des professionnels du secteur de la santé, notamment des personnels hospitaliers, de veiller au quotidien à un usage efficient et raisonné des deniers publics au service d’une véritable pensée médicale.

 

 

Pour vous, quel est le prochain enjeu d’importance en matière de santé en France ?

 

Nous ne pouvons faire l’économie d’une loi pluriannuelle et d’un fonds d’intervention en matière de santé. Ce dispositif devrait inclure des moyens importants en matière d’investissement tant sur le plan immobilier que sur celui de la e-santé. Mais, notre système de santé a également un besoin impérieux d’une véritable restructuration de la médecine ambulatoire et de premier recours.

 

 

 

Jean-Marie Le Guen est médecin, député, adjoint au maire de Paris chargé de la Santé Publique et des relations avec l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris et Conseiller de Paris. Responsable des questions de santé pour son groupe, il préside le groupe d'études sur l'obésité de l'Assemblée nationale, il occupe les fonctions de vice-président de l'office parlementaire d'évaluation des politiques de santé, et est membre titulaire du Haut Conseil pour l'avenir de l'Assurance maladie (HCAAM). Il présidait la mission parlementaire sur la grippe aviaire. Il a écrit, en collaboration avec Marc Horwitz « Obésité, le nouveau mal français » en mars 2005.



Si vous souhaitez reprendre certains passages pour publication,

merci de citer la source et nous prévenir.

 


Entretien n°2/9 sur le projet de Loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) : Denis Jacquat, Député UMP et membre de la Commission des Affaires sociales - Le 3/2/2009


Sur le même thème (février 2009) :


Déjà en 2008 :

 

Quel est pour vous le principal apport du projet HPST ? Quelle mesure auriez-vous voulu voir dans cette loi ?

 

Depuis la dernière loi sur l’hôpital pour lequel j’étais porte-parole pour mon groupe politique, la France a évolué dans le domaine hospitalier : des progrès technologiques ont été réalisés, la loi sur les 35h a modifié la charge de travail, les séjours sont désormais très courts, les hôpitaux traitent des cas seulement aigus. Le personnel travaille aujourd’hui à 200h à l’heure de façon constante auprès des patients. Les hôpitaux de jour sont apparus et la carte hospitalière est à revoir.

 

Les progrès technologiques font apparaitre de nouveaux usages : par exemple, il vaut mieux pour la radiothérapie un appareil qui fonctionne 24h sur 24h dans un endroit, qu’un éparpillement sur le territoire pour un fonctionnement limité à 4 ou 5h par semaine. Le vieillissement de la population soulève de nouveaux problèmes comme l’accueil pour les personnes dépendantes.

Face à toutes ces évolutions, il est logique qu’une loi fasse une mise à jour par rapport à la couverture sanitaire du pays. Et d’ailleurs, au sein de l’Assemblée Nationale, personne ne semble remettre en cause la nécessité de cette loi. Le Titre I sur la prévention est d’ailleurs à considérer comme absolument nécessaire.

 

Mon seul petit regret concerne les CHR (Centres Hospitaliers Régionaux - NDLR). Il y en a  trois en France qui n'ont pas le statut de CHU (Metz-Thionville, Orléans et La Réunion) et ils ne sont pas mentionnés, ce qui a provoqué chez eux la peur d’être restructurés. Cependant, d’après Roselyne Bachelot, un amendement de précision pourrait intervenir sur ce point : leur statut ne changera pas.

 

 

Ne pensez-vous pas que la loi aurait gagné à être discutée en même temps, voire même avant la LFSS 2009 ?

 

Même s’il convient de dissocier le PLFSS de cette loi, cela aurait été très bien de pouvoir en discuter plus tôt. Il s’agit ici d’organisation, de décloisonnement et, sur le fond, il aurait fallut les associer ; mais sur la forme, il ne servait à rien d’être pressé et une réforme durable nécessitait une longue et bonne concertation. Lors du premier PLFSS entre 1995 et 1996, nous étions très déçus : nous pensions discuter de politique de santé, de son coût, etc. Et on nous parlait de recettes basées sur les alcools forts, les casinos... De choses qui n’ont rien à voir avec la santé et qu'il convient d'examiner séparément.

 

 

Pour vous, quel est le prochain enjeu d’importance en matière de santé en France ?

 

Si la Loi apporte les résultats escomptés, nous serons tranquilles pour quelques temps. Des évolutions viendront. De plus, les Français ont toujours la volonté d’être soignés à tout âge et de bénéficier de bons soins. Sur les enjeux à venir, l’amélioration des relations transfrontalières est à considérer. Il faut également être vigilant sur tout ce qui est lié au vieillissement et aux pathologies qui y sont liées. On vit de plus en plus tard, et en meilleure santé mais des poly-pathologies avec de nouveaux problèmes physiques et physiologiques ou encore des problèmes d’accueil dans les hôpitaux risquent d’apparaitre.

 

Il y a également le problème des médecins et de leur installation. Des mesures directives, même accompagnées d’incitations, ne fonctionneront pas. Les gens sont trop attachés à la liberté d’établissement et des mesures strictes ne pourraient conduire qu’à la diminution des inscriptions en faculté de médecine ou à l’accroissement du recours aux médecins étrangers. En plus, a vie des médecins a changé : aujourd’hui les jeunes pères de famille veulent s’occuper de leurs enfants, ce que je n’ai pas pu faire. Jeune médecin, je partais tôt et rentrais tard. Désormais, la vie de famille a pris le pas sur la fonction et le sacerdoce n’est plus que fragmenté.

 

 

Denis Jacquat est médecin et député UMP de Moselle. Membre de la Commission des Affaires culturelles, familiales et sociales, il copréside le groupe d’études sur la longévité, est vice-président du groupe Alimentation et Santé, et membre des groupes Amiante, Cancer et causes sanitaires nationales, Intégration des personnes fragilisées et handicapées, Maladies orphelines, Pénibilité du travail et maladies professionnelles, Professions de santé, Santé environnementale et Tabac.


Si vous souhaitez reprendre certains passages pour publication,

merci de citer la source et nous prévenir.



Rechercher une Opinion Santé

Recherche par mot-clé Si vous souhaitez affiner votre recherche


 
 
Actualites
 

Nextep Cabinet de conseil spécialisé dans le secteur de la santé - Paris Lobbying santé - Aide à la négociation auprès des autorités sanitairesEntrée sur le marché des médicaments
Coaching et Business Development
Veille réglementaire médicale et pharmaceutique